mercredi 16 novembre 2016

Dernière rencontre avant 2017 - Novembre (1)

Bonjour à tous! 

Petite pause au milieu de ce Nano pour vous signaler que je serai au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil le week-end du 3 et 4 décembre. Bon en réalité, vous ne me verrez que le samedi, ayant des obligations familiales le dimanche qui me retiendront loin de Paris. 





Rendez vous donc le : 

Samedi 03 décembre 
Stand Castelmore - Milady - Bragelonne, 
Rez de chaussée, emplacement F30. 

Je serai présente de 16h à 17h, et j'espère vous croiser nombreux! 

À très bientôt! 

Andoryss

lundi 31 octobre 2016

Demain, c'est NaNo - Octobre (3)

Bonjour à tous!

Demain, c'est le premier novembre, et comme à chaque fois en novembre, l'heure est venue pour moi de me lancer (encore) dans la grande aventure du NanoWrimo. Le Nano, c'est le National Novel Writing Month, dont je vous ai déjà longuement parlé ici. C'est un événement mondial que je ne raterais pour rien au monde, et je vais donc cette année encore essayer de remplir le contrat, avec quelques petits ajustements cependant. 



Happy happy !


C'est en 2011 que je fais mon premier Nano. Il s'agissait du deuxième volume des Enfants d'Evernight en roman. Je l'ai fini en 2013, à nouveau pour le Nano. Et manifestement, bien que je me demande encore comment ça se fait, j'ai séché 2012. 

En 2014, j'écris le volume 3 des Loups, ma saga mafieuse que j'écris sur mon temps libre, qui se fait rare. C'est aussi l'année où je décide que je ne ferai les Loups que lors du Nano, pour ne pas empiéter sur mes contrats pros. 

En 2015, je fais quatre Nano: les deux camps d'avril et août, et un double Nano en novembre, qui me servent respectivement à écrire le troisième tome des Enfants d'Evernight, la première puis la seconde partie de l'Architective. et la première partie de mon roman historique. Ce dernier, d'ailleurs, est écrit en 7 jours. J'avais détaillé le pourquoi du comment ici. Et j'avais fait une capture d'écran, parce que je n'y croyais pas moi-même. 




C'était super. Je le ferai plus jamais! 


Un Nano en 7 jours, je ne savais pas que j'en étais capable. Je suis heureuse de l'avoir fait. Mais du coup, quel challenge pour cette année? 

Eh bien cette année, comme prévu, je vais me lancer dans le quatrième volume de ma saga mafieuse, mais mon objectif ne sera pas 50 000 mots. Mon objectif, c'est un jour = un chapitre. 

Comme le roman devrait compter 28 chapitres, ça colle, pour un mois de 30 jours. Et ça me laisse un peu de battement, mais pour avoir fait le Nano les années précédentes, du battement, il y en a besoin. Les trois volumes précédents de la bestiole font en gros 780 K secs, ou 130 k mots. C'est donc un peu plus d'un double Nano que je tente cette année. 



...tu as un mois pour paniquer, ahah. 


Outre le fait que ça fait beaucoup à écrire, je ne suis pas dans les mêmes conditions que l'an passé. En 2015, pour cause de congé patho, j'étais en arrêt et cloîtrée à la maison avec rien d'autre à faire qu'à écrire. Mais cette année, j'ai un mini-moi de quelques mois dont il faut que je m'occupe et qui utilise une grande partie de mon capital temps chaque jour. Je ferai donc de mon mieux, mais ce challenge en est vraiment un. Comme je n'aurais guère le temps de bloguer en novembre pour cause d'écriture intensive, je vous tiendrai au courant sur ce post à la fin de chaque semaine d'écriture. 

Semaine du 31.10 au 07.11  : Démarage en fanfare après une première nuit + journée à 12k mots. Le début du Nano se passe bien, j'ai confiance, et une moyenne de 5k mots par jour. Je fini la semaine à 39k mots environ, ce qui me place à seulement 11k de la "fin" du Nano... mais techniquement, pas encore au tiers du bouquin. 

Semaine du 07.11 au 14.11  : Après un début de semaine difficile (deux jours de grippe), je passe les 50k le 11 novembre. La journée du 14 est une journée off: je n'arrive pas à trouver l'énergie pour écrire. Au final, c'est donc une "petite" seconde semaine de Nano, que je termine à 60k. J'aurais fait moitié moins durant cette semaine 2 que durant la première, mais je suis à la moitié de mon objectif, alors tout reste possible.  

Semaine du 14.11 au 21.11  : Troisième semaine, et plutôt une bonne progression. En commençant la semaine à 60k, je la termine à 75k. J'essaie d'avancer malgré le fait que des problèmes de temporalité commencent à apparaître. C'est ça de bosser sur deux continents et trois fuseaux horaires! Mais ce n'est pas grave, j'envoie et je réglerai la chronologie à la réécriture. 

Semaine du 21.11 au 28.11  : Le début de semaine est poussif, mais la fin explosive. En commençant à 75k, je finis à 105k et je me rapproche de la fin de façon efficace. Tout est encore très tendu, mais les derniers chapitres/jours sont devant moi et je ne me pose plus de questions. 

Semaine du 28.11 au 30.11  :
Je termine le 30, pour un total de 115 528 mots en tout.  Le roman est achevé et j'ai tenu mon pari de finir le quatrième volume de ma saga de mafia en 30 jour. Il y a clairement tout un tas de trucs à revoir, mais l'enjeux étant de finir la saga complète avant de la reprendre entièrement et de la réécrire, ce n'est pas très grave. Le roman file chez les bêta-lecteurs, et je vous donne rendez-vous en 2017 pour le volume 5! 




Et voilà le travail! 



Bon Nano à tous, et bon courage! L'essentiel est de dépasser ses limites et de tenir bon. Ne lâchez rien! Rêvez fort!




Andoryss





mercredi 19 octobre 2016

Ecrire pour de bon - Article 1: l'envie et l'idée: - Octobre (2)

Bonjour à tous!

Je reviens tout juste du Festival de l'Imaginaire du Pays d'Aix de Lambesc, où j'ai eu le plaisir d'intervenir auprès de huit classes de collège autour des romans Les enfants d'Evernight et L'Architective. Et lorsqu'on parle avec des collégiens, on en trouve toujours un ou deux, là, dans les rangs du milieu, un peu cachés, un peu souriants, qui ne paient pas de mine et tout à coup vous posent LA question qui vous fait immédiatement comprendre qu'ils écrivent aussi.

Déjà, à vous tous que j'ai croisé la semaine dernière, MERCI. Parce que ça fait du bien de vous rencontrer, et parce que vous êtes les futurs auteurs des livres que je vais adorer demain. Mais pour ça, vous m'avez demandé des conseils et mon avis. J'y avait déjà répondu alors, et j'ai décidé d'en remettre une couche ici, pour tous les autres qui n'étaient pas avec nous. Après tout, tous mes amis auteurs se fendent de conseils sur l'écriture, il fallait bien que ce soit mon tour à un moment. 




La superbe affiche du festival,


Attention, les conseils que je vais donner ici sont plus des conseils théoriques que pratiques. Il ne s'agit pas de méthodes, mais plutôt d'état d'esprit. Pour la méthode, je ferai sans doute une autre note de blog plus tard, sur la construction des personnages, la structure du récit, et toutes ces sortes de choses. Mais on n'en est pas là. Pour l'heure, je veux juste débroussailler le chemin devant l'aspirant auteur, et pointer les pièges. Parce que des pièges, il y en a, qui vous feront trébucher, et qui potentiellement vous feront arrêter d'écrire. Comme c'est justement ce que je veux éviter, on va en parler, et faire en sorte que quand vous tomberez dessus (parce que ça arrivera, aha) vous vous souveniez qu'ils étaient là pour tout le monde et qu'il s'agit d'en sortir pour avancer. Je vous fais confiance pour réussir. Moi, j'y crois. Alors en avant!




Sous vos yeux ébahis, la tête du conseil n°1


1/Commence par finir ce que tu commences

Oui, je sais, ça a l'air débile comme ça, mais pour moi, c'est LE piège. Je cite cet exemple à chaque fois. Dans La Peste, de Camus, il y a l'un des personnages qui est en train d'écrire un roman. Un roman si génial, si merveilleux, qu'il révolutionnera l'histoire des romans. Quand d'aventure on se rend chez ce personnage, les lieux sont pleins de feuilles couvertes de son écriture. Et, pourtant, à un moment on apprend qu'il y a là uniquement des milliers de fois... la première phrase de ce roman. Parce que le personnage n'arrive pas à trouver la formulation parfaite, alors il réécrit sans cesse cette première phrase en espérant parvenir à la version ultime. Et bien sûr, il n'y arrive jamais.

Voilà. Camus vous a présenté le premier piège.

Ne commencez pas sans cesse un roman, ni un nouveau, ni le même. Il faut, à un moment, non pas commencer mais finir. Parce qu'en écriture, ce n'est pas le début qui est dur, c'est le corps et la fin, comme je le disais dans la note de blog précédente. Et il FAUT dépasser ça. "Fight your way through that", comme dirait Ira Glass. Avancez. Refusez de relire ce que vous avez écrit, ne revenez pas en arrière, et avancez. Et avant de corriger, relire, ou commencer autre chose, FINISSEZ. C'est essentiel. Croyez-moi. 






2/Construire son histoire

Bien sûr, on m'a posé la question de l'inspiration. L'idée, quoi. L'idée qui vous guide peut venir de plein d'endroits différents: un rêve que vous avez fait, une association d'idée comme ça a été mon cas pour l'Architective, d'un mot, des paroles d'une chanson, d'une personne que vous connaissez, mais aussi des films que vous avez vu et des livres que vous avez lu. Peu importe en vrai. 

La seule grande vérité, c'est que L'INSPIRATION NE SUFFIT PAS. 

Si vous attendez que l'histoire tombe toute prête sur vos feuilles, vous allez au-devant de grandes désillusions. Une histoire, ça se nourrit, ça se construit, ça se travaille. Posez-vous des questions: quel est le but de mon personnage? Comment fonctionne son monde? Qui s'oppose à ce qu'il réussisse? Tant que vous ne pouvez pas répondre à toutes les questions, vous n'avez pas fini de bâtir votre univers. Vous pouvez commencer à écrire sans, mais moins vous en saurez, plus grand sera le risque que vous n'atteigniez jamais la fin. Au contraire, plus vous en saurez, et plus l'histoire vous paraîtra naturelle. Mais pour ça, il ne faut pas attendre que ça vienne, il faut creuser, réfléchir, inventer, et construire chaque jour un peu plus cette idée que vous avez eue. Quitte à tout changer par la suite; ce n'est pas grave, ce ne sera jamais du temps perdu. 




"Être dans les clous", allégorie



3/Accepter l'imparfait

Vous atteindrez un moment où, en cours d'écriture, vous aurez la sensation d'avoir fait de la m**de. C'est normal, ce n'est pas grave, et ce n'est sans doute pas complètement vrai. Peut-être un peu, mais même si c'est le cas, laissez courir. Vous n'êtes pas en train d'essayer d'écrire un premier jet merveilleusement parfait, ou alors, cette fois encore, vous allez au devant de grande désillusion. Non, vous êtes en train d'essayer de raconter une histoire. Du coup, ça n'a pas d'importance si, la première fois que vous la racontez, elle n'est pas parfaite: vous pourrez la raconter encore par la suite, et l'améliorer à chaque passage.

Le secret pour dépasser ce piège-ci, c'est le lâcher prise.

Laissez courir. Même si votre chapitre ne vous plaît pas, si vous avez la sensation que toute votre histoire est bancale, si vous ne comprenez plus vos personnages, faites vous violence et revenez au point 1: finissez. Le reste, vous verrez plus tard. Acceptez de ne pas faire bien du premier coup. Vous n'en serez que plus fort par la suite. 




L'amour vache. 


4/Aimer ses personnages

Et ça ne veut pas dire forcément leur sauver la peau. Tout ce que ça veut dire, c'est qu'il faut que vous en ayez quelque chose à faire. De chacun d'entre eux. TOUT LE TEMPS. Si au bout d'un moment vous n'en avez rien à cirer d'un de vos persos, il y a fort à parier que le lecteur aussi. Si votre personnage est poussif, qu'il vous agace, qu'il vous fatigue, là encore il y a fort à parier que le lecteur aussi. Et quand vous le lâchez pour en suivre un autre, vous risquez fort de trahir tout à la fois le point 1 de cette série et une autre règle majeure de l'écriture, celle du respect du contrat entre vous et le lecteur.

Vous devez toujours raconter l'histoire depuis le personnage qui agit, qui change le monde et l'histoire: si vous pouvez en changer en cours de route, c'est que ce contrat n'est pas rempli.

Et ça signifie que votre personnage est dispensable... quelle impression est-ce que cela renvoi au lecteur qui se l'est coltiné jusque là? Oui hein, pas terrible. Vous pouvez tuer vos personnages. Vous pouvez les faire souffrir. Vous pouvez les torturer. Mais n'acceptez pas qu'ils ne soient pas intéressants, qu'ils ne soient que spectateurs, ou qu'ils ne servent à rien. Aimez-les, choyez-les et, en conséquences, impliquez-les, sans quoi votre histoire risque de ne pas fonctionner, 



Sisyphe. Qui ne sait pas Google.



5/Sur le métier cent fois remettez votre ouvrage

Quand vous aurez fini le premier jet, quand vous aurez sous les yeux la première version de votre histoire, quand vous aurez dépassé tous les pièges et la ligne d'arrivée, alors il sera temps de recommencer. Pas forcément tout de suite, et pas tout seul. Faites relire votre prose, relisez-la vous-même, annotez, réfléchissez, comparez.

Et quand vous vous sentirez prêts, réécrivez.

Tout ou partie, ce n'est pas la question: la seule chose qui importe, c'est que vous réécriviez pour rendre l'oeuvre meilleure et approcher de près ou de loin cette perfection que vous visez. Votre histoire mérite d'être racontée le mieux possible, alors il faudra sans doute la réécrire plusieurs fois avant qu'elle n'atteignent ce point. Et plus vous écrirez, plus vous écrirez bien. C'est le cadeau que fournit tout travail: on progresse.

Voilà. Dans moins de quinze jours, c'est le NaNo. L'occasion idéale de mettre tout ça en pratique, non?



Bon courage à tous et à très vite.

Andoryss



mardi 4 octobre 2016

Les acrobates du doute - Octobre (1)

Bonjour à tous!


Aujourd'hui, je viens de finir de corriger la nouvelle d'un ami, et tandis que nous discutions sur le sujet et mes commentaires, j'ai pensé qu'il serait peut-être utile de faire tomber un voile. Le processus créatif, qu'il s'agisse d'écrire, de dessiner, et, je suppose, de danser, jouer la comédie, sculpter et tout ce qui s'en suit, est douloureux et se développe sur le fil. Créer n'est pas facile. 

Je vais bien sûr parler davantage des auteurs, parce que là seulement se trouve mon expérience. En tant qu'auteur, j'ai plusieurs compagnons de voyage: l'enthousiasme, l'imagination, bien évidemment, mais aussi un clandestin tapi dans l'ombre: le doute. Le doute et la remise en questions sont omniprésents, depuis le premier mot jusqu'à la sortie du livre et même après, quand il est entre les mains des lecteurs. Le nez dans le guidon, nous relisons ce que nous faisons et nous doutons. Tous. D'où cette note de blog. 

 Nous commençons tous à créer à cause de deux moteurs: l'envie, et l'idée. Généralement, la première est proportionnel à la seconde. Plus l'idée nous fait rêver, plus elle est cool, envahissante, plus on a envie de la faire partager, et plus l'envie de la réaliser augmente. Ces deux moteurs sont nécessaire pour se lancer. Si on n'a pas l'idée, l'envie ne suffit généralement pas, et si on a l'idée mais pas l'envie, tout devient laborieux. Lorsqu'on a les deux, se lancer est facile. Et la première phase d'écriture, je dirais la première moitié d'un projet, en gros, est souvent la plus agréable et la plus exaltante. On pose les base, on rencontre les héros, on découvre l'univers et on est heureux d'avoir commencé. 



"This could make a good story!"


Puis, à mesure qu'on écrit, que l'histoire se densifie et prend forme, le doute sort de l'ombre. La première raison est souvent que, passé la mise en place qu'on a fantasmé vingt millions de fois dans sa tête, on est entré dans les brumes de la suite, celle qu'on avait envisagée, mais jamais regardé en face. Alors ça y est, le héros et la situation sont posés, les enjeux sont clairs (on a fait en sorte de, en tout cas), les méchants sont identifiés, on est à l'aube de poser le pied dans le vide pour se jeter à l'aventure et... et comme notre héros, le doute nous vient. On est tenté de relire son début, pour être sûr, pour peaufiner, plutôt que de sauter le pas. On cherche la flamme qui a animé les sessions d'écriture jusque-là. Puis on saute et on avance à tâtons. On a des grands moments d’exhalation, et d'autres de profonde errance. On est entré dans le processus créatif. 



C'est pour TOUT LE MONDE PAREIL
Qu'on se le dise.


Attention, ça tourne en boucle. Et le but, le but unique quand on réalise un travail de création, c'est de dépasser les points 3 et 4. Rien n'est plus important. Parce que si on s'entête, on dépasse le moment où on trouve que tout ce qu'on a fait est nul (à force de se relire, on ne sait même plus si ce qui nous avait amusé/plu/subjugué est vraiment bien, on peut même en arriver à douter de l'idée, le moteur originel) et alors on peut FINIR. Et rien n'est plus important que ça, parce que quand vous aurez fini, vous aurez un nouveau compagnon de voyage pour tenir le doute en respect: vous aurez l'accomplissement

Ce n'est pas grave de douter. Tout le monde y passe: un jour un peu plus gris que les autres, une remarque mal interprétée, un autre livre qu'on trouve plus génial que le sien, et c'est parti. On se dit que  ça n'en vaut pas la peine, que peut-être on n'y arrivera pas, que si c'est laborieux c'est qu'on est pas fait pour ça, et tout un tas de truc du genre. Il faut bien se mettre en tête que ce n'est facile pour personne: oui, il y a l'idée et l'envie chez tous les auteurs, mais ceux que vous admirez, ceux pour qui ça a l'air simple, ils sont passés par les mêmes doutes que vous. Et ils les ont dépassés. Faites comme eux



Et c'est le moment de ressortir Ira Glass. 
On ne ressort jamais trop Ira Glass. 


Vous voulez être un auteur? Agissez en auteur. Que fait un auteur? Il écrit. Alors, écrivez. Ce n'est pas grave si vous êtes perdus dans les points 3 et 4, écrivez. Dépassez les difficultés, comme vos héros. Vous n'allez pas abandonner alors qu'ils sont dans la panade? Faites comme eux. Soyez héroïques. Avant que vous ayez eu le temps de réaliser ce que vous avez fait, vous serez à la fin et derrière vous se trouvera votre idée, enfin sur le papier. Et peut-être qu'elle ne sera pas à la hauteur de ce que vous espériez. Vous savez quoi? Ce n'est pas grave. Parce que vous pouvez réécrire, et corriger. 

Ce sera plus facile à chaque fois. Une fois que vous aurez contré le doute une fois, il sera moins effrayant quand vous le croiserez de nouveau. Un bon exercice pour dépasser le doute est le NaNoWriMo. Comme il met une deadline sur nos têtes, il coupe le sifflet au doute, qui n'a pas le temps de s'exprimer, et c'est tant mieux. Une fois que vous aurez terminé un livre une première fois, vous saurez que vous pouvez le faire et le refaire sera plus simple. Et vous pourrez reprendre le processus créatif au début. Parce que même si vous êtes très fier de ce que vous avez fait, le doute à vingt millions d'outils à sa disposition. Il ne s'en ira pas comme ça. 



Vous aurez les mêmes doutes, notamment le dernier, là. 


Ah, un détail. Une fois le livre fini, on oublie les moments de souffrance, vraiment. On oublie qu'on a douté. Il ne reste que le plaisir et la fierté. Et c'est tant mieux, ça donne l'énergie de recommencer.   

On se revoit vite, pour parler d'écriture encore, et du Nano qui approche! 




À très vite

Andoryss 









mardi 13 septembre 2016

Cinq ans de parution - Septembre (1)

Bonjour à tous,

Le 31 août 2011, le premier volume de la BD des Enfants d'Evernight sortait en librairie. Pour l’occasion, j'avais pris le temps de créer une vidéo annonce pour pouvoir crier à la face du monde que mon premier livre allait paraître. Cinq ans se sont écoulés depuis... Émotion intacte en cette période anniversaire, et occasion idéale de jeter un coup d’œil en arrière sur le chemin parcouru.  




C'est môa qui l'ai fait!
J'ai jamais recommencé depuis. Trop épuisant. :-P


En cinq ans, la bibliographie s'est étoffée, et les rencontres aussi. Avec la sortie de ma première BD, c'était le début d'une longue collaboration avec David Chauvel, mon éditeur et ami aux éditions Delcourt

Grâce à lui, il y a eu 7 Naufragés, avec Tony Semedo: l'entrée dans la collection 7, et puis la traduction en italien. Puis ce fût la collaboration avec Nesskain, pétri de talent, et l'incroyable aventure du Cercle qui me fit écrire trois fois 90 pages de scénario en moins d'un an. Le Cercle, mon premier comics, qui lui devait poursuivre son aventure en espagnol. Ensuite vint Soufflevent, avec Xavier Collette dont j'admirais le talent depuis si longtemps.

Au total, c'est donc neuf bandes dessinées que j'aurais scénarisé pendant ces cinq années et qui auront trouvé le chemin des librairies. Un joli score, avec presque deux BD par an. Vivement les cinq prochaines années!

Bien sûr, il y a eu des déceptions aussi: Mange-Machine, projet orphelin de son dessinateur. Et puis la décision, terrible et douloureuse, prise cette année de cesser les Enfants d'Evernight en BD. 

Pour moi, qui avait écrit le scénario intégral du volume 3 et terminé à moitié celui du 4, c'est un vrai crève-cœur, mais les délais entre deux albums devenaient trop long pour que Delcourt puisse encore défendre le projet, ce que je comprends. Pour vous, les lecteurs, ce doit être une déception terrible, et je m'excuse d'avoir à vous annoncer cette triste nouvelle. La fin d'Evernight ne verra pas le jour en BD, même si elle est, depuis le mois dernier, disponible en roman. 



La couverture du tome 3 en roman
qui devait être la même pour la bande dessinée.



Du côté du roman, avec la novélisation des Enfants d'Evernight chez Castelmore, c'est une série complète que j'ai pu sortir ces dernières années en collaboration avec la merveilleuse Barbara, amie de longue date et éditrice géniale. Une série qui s'achève, donc, celle qui a tout commencé. Et des héros que je quitte à regret, mais avec le sentiment du travail achevé, les ayant amené tous au bout de leurs chemin. J'ai encore peu de retour sur ce que vous avez pensé de la fin de cette série, mais le tout premier, celui de l'Autre Monde Radio me fait bien plaisir et me donne ce sourire doux et triste pour une fin qui l'est tout autant. 

Mais hauts les cœurs! Pour un groupe de héros qui continuent leur chemin sans moi dans le cœur des lecteurs, c'est tout un tas derrière qui attendent leur tour. 

Avec l'Architective cette année, cela porte à quatre la quantité de romans publiés. Plus deux parutions dans des recueils de nouvelles, qu'il s'agisse du Miroir-Lune dans les Contes du Mondes au éditions du Riez, ou de Lacrimosa dans Les éléments: L'eau chez Griffe d'Encre, je ne m'estime pas malheureuse au niveau éditorial. 

J'espère que ce n'est que le début d'une belle aventure, parce qu'il me reste encore plein d'idées, en BD comme en roman! 



So true


Et il en reste, dans mes bagages de vagabonde de la plume: il y a toujours ma saga de mafia, qui s'enrichira normalement de son quatrième tome pendant le Nanowrimo. Il y a le Sang, cet ancien roman d'Heroic Fantasy que je voudrais réécrire, et l'Eau, celui qui ne demande qu'à être écrit. Il y a mon roman historique en cours, et le nouveau projet jeunesse que je viens de découper. Et ça ce n'est que pour les romans... en BD, j'ai toujours cette série jeunesse qui me tient à cœur et que je voudrais sortir, et puis ce nouveau projet gigantesque sur lequel je travaille... sans parler de Mange-Machine, qui cherche son dessinateur. 


Merci. 
Merci à vous les lecteurs, qui avez suivi ces histoires, qui les avez aimé, qui rendez ce rêve possible. 

Donnez-moi encore cinq ans. Retournons à l'aventure ensemble. J'espère que vous prendrez plaisir longtemps à voyager avec moi et je ferai de mon mieux pour vous emmener le plus loin possible. 

A très bientôt.

Andoryss





  



lundi 29 août 2016

Faire un dossier BD - DIY - Août (1)

Bonjour à tous! 


[WARNING] Je vais parler ici de mon expérience, de mes pratiques, et de mes méthodes. Ce n'est en aucun cas une règle générale, ni la forme admise de ce qui doit être fait, ni encore un cahier des charges universel. C'est ce que je fais, ça marche pour moi, et la vocation est tout au plus d'inspirer/conseiller, pas de faire loi. Faites comme vous voulez, suivez votre instinct, c'est souvent une bonne idée. 


Suivre son instinct: 
illustration à vie dans mon cerveau


Hier j'avais une discussion avec une copine qui me demandais l'adresse mail d'un éditeur pour soumettre un storyboard de BD. Outre le fait que l'éditeur réclamé ne fait PAS de BD (renseignez-vous avant envoi, les sites web des différentes maisons d'éditions disent assez clairement ce qu'elles veulent, et ceci est valable pour votre roman/nouvelle/novella/BD/pièce de théâtre), envoyer un storyboard tout seul, ce n'est pas exactement une bonne idée. 

Pourquoi? 

Eh bien d'abord parce que le propre du storyboard est de ne pas présenter de dessin finalisé, ce qui ne va certes pas aider l'éditeur à visualiser votre haut-potentiel. Ensuite, pour savoir de quoi ça cause, l'éditeur va donc être obligé de lire le storyboard et c'est une lecture tronquée. En BD, une partie de l'histoire passe dans les dessins. Quand ceux-ci sont juste effleurés, les dialogues ne peuvent suffire à narrer les aventures de votre héros. Pire: s'ils suffisent, c'est que le dessin ne va servir à rien: le fragile équilibre de la BD est alors rompu. Un storyboard, c'est un outil de travail, pas un outil de présentation. C'est avec ça qu'on construit une BD: pas qu'on la vend. 




Ceci est une très jolie comète. 
Vous pouvez y dessiner des plans, mais si vous tentez d'y vendre une maison, 
il est probable que vous trouviez peu d'acheteurs... 



Mes outils de travail et ceux du dessinateur - ce que je ne montre PAS à l'éditeur. 

Donc, dans un premier temps, brossons le panel des outils de travail dont je dispose et que je mets à la disposition du dessinateur pour préparer un projet, ainsi que ses outils à lui aussi. Ce sont des outils de communication entre moi et le dessinateur avec lequel on travaille: ils n'ont pas vocation à être vu/lu par d'autres gens, sauf peut-être par le coloriste, le cas échéant, ou après signature, si l'éditeur veut des modifs. Je vais parler par ordre de travail, c'est à dire ce que je commence par faire, jusqu'à ce que le projet soit prêt à la présentation. Je pars du principe que je suis déjà en collaboration avec un dessinateur, c'est à dire qu'on s'est mis d'accord sur un projet donné que je lui ai sommairement présenté. La liste suivante présente donc les étapes l'une après l'autre. 

  • Le dossier du monde - scénariste
Quand on travaille comme moi avec des mondes imaginaires, il ne faut pas oublier que le dessinateur n'est pas dans votre tête. La première chose que je fais donc pour entamer une collaboration quand j'ai trouvé le collaborateur, c'est de m'ouvrir le crâne pour lui. Non, pas littéralement, mais littérairement. Je fais un dossier d'univers. 

Celui des Enfants d'Evernight faisait un peu plus de 70 pages, et celui que je suis en train de rédiger en ce moment menace d'être à peu près aussi gros. Quand on invente un monde entier, son peuple, ses coutumes, son commerce, ses inimités... c'est difficile de faire moins que ça. Ce que je mets dans ce dossier? Tout.

Laissez-moi partager avec vous le sommaire du dossier d'Evernight...


Page 1


Page 2


Page 3
Je pense que ces trois images parlent pour elles-mêmes. 

Et non, ce n'est pas de la pignolle d'auteur. Si vous saviez le nombre de fois où je suis moi-même retourné dans cette bible pour répondre à une question pointue de Marc! Les décors d'une ville, les vêtements d'un peuple, leur façon de se déplacer... tout était noté là-dedans. Je n'avais plus besoin de tout décrire, nous étions d'accord sur le contenu de cette bible, et  le cas échéant, il pouvait s'y reporter pour des points de détails concernant des lieux, des coutumes, des animaux... sur des séries prévues pour être longues (et nous avions à la base prévu un manga trèèèèèèèèèèèèèèès long) c'est essentiel pour la cohérence et ça évite les échanges sur des points de détails, ce qui procure alors un gain de temps pas négligeable. Mais quel que soit le temps que je passe à rédiger cet annuaire, l'éditeur ne le lit pas. Le lecteur non plus. C'est un outil de travail pour le dessinateur et moi. Ni plus, ni moins.  

  • Le synopsis complet du premier volume, et le synopsis succinct de la série - scénariste
Cette chose là est peut-être plus facile à appréhender pour tout le monde et en plus, elle va être réutilisée pour l'éditeur. Un synopsis est un résumé de mon histoire, pour tout le volume 1, avec les péripéties et la fin. Eh oui, avec la fin. Le dessinateur n'est pas un lecteur époustouflé par vos cliffhangers et vos retournements de situation: c'est un partenaire. Il a besoin de savoir où il va pour dessiner des trucs qui collent avec la suite. 

Concernant le synopsis de la série, c'est plus succinct: en gros, dans le tome 2 il se passe ça, dans le trois ceci... je ne détaille jamais, parce que je n'aime pas m'enfermer et, comme tout bon auteur jardinier qui se respecte, j'aime changer d'avis. C'est juste pour que le dessinateur ne soit pas dans le flou artistique et ne se rende pas compte au troisième volume qu'en fait il est en train de dessiner une uchronie fantastique là où il pensait avoir affaire à de la fantasy matinée de steam-punk. C'est con, mais ça aide à placer une ambiance quand on sait ce qu'on fait.

  • Les personnages - description, histoire, évolution - scénariste
Je détaille toujours énormément mes personnages, jusqu'à ce que je les sente réel. Je ne me contente jamais d'une bête description physique: je connais leur date de naissance, leur histoire, leur dessert préféré, leurs défauts, ce qui leur fait peur, ce qu'ils aiment secrètement... ça permet de les rendre entier, et si 90% de ce que j'écris dans leur descriptif ne sert à rien du point de vue de l'histoire, cela permet à mon sens, d'avoir affaire à des personnages "réels" et pas ni caricaturaux, ni artificiels. Mais c'est mon avis.

  • Chara design/concept art - dessinateur
Quand j'ai fini les écrits précédents, je les envoie au dessinateur qui fait alors des chara design et des concepts art pour prendre la température de la série et lui donner une ambiance et un cachet sur lequel on tombe d'accord. Cette étape peut prendre plus ou moins longtemps. C'est également là qu'on peut se rendre compte que, bien qu'on ait très envie tous les deux de bosser ensemble... ben ça va pas le faire. Parfois, le chara design ne colle pas à ce qu'on avait en tête. C'est pas grave, c'est la vie. Il faut dans ces cas-là chercher un meilleur mariage: forcer les relations se ressentira dans le travail.

  • Scénario (début) - scénariste
Quand finalement on est tombé d'accord, je fais le scénario. Pas en entier, hein. Juste une dizaine de planche, pour le dossier éditeur. On commence à bosser rentable, à ce stade. Et puis le scénario complet, mon éditeur s'en cogne: il n'a aucune envie de le lire, ce qui l'intéresse, ce sont les planches.

  • Storyboard - dessinateur
Le dessinateur storyboard les planches que j'ai scénarisées, et on en discute, on se met d'accord, on peaufine. Quand c'est fait, je passe à la rédaction du dossier d'éditeur proprement dit pendant que le dessinateur affine ses planches, les encres, et en colorise au moins une. 


Voilà.

L'éditeur ne verra PAS tout ça. Il s'en fout. Le lecteur aussi, lui qui ne verra que le produit fini. Mais passons au dossier... qu'est-ce qu'on envoie à l'éditeur, du coup? 



Oui oui, le plus gros est dessous, toujours. 




Le dossier de présentation que nous envoyons - ce que VOIT l'éditeur. 

Encore une fois, je précise, c'est c'est que je fais moi. Partez du principe qu'il y a plein d'autres façons de faire. C'est sans aucun doute le cas. 

  • Présentation
Bonjour, présentation des collaborateurs, présentation très courte du projet, dans quelle collection il s'inscrit (le cas échéant), bibliographie (optionnelle), moyens de contacts, cordialement, salut. 

Des questions?

  • Pitch
"C'est l'histoire d'un orphelin qui quitte son monde d'origine pour suivre une formation de chevalier et détruire un empire". 


Quoi? Oui, d'accord, pensez à préciser le genre de votre bébé. 
La BD, pas le héros. 


  • Note d'intention
Je ne sais pas si on appelle vraiment ça comme ça, mais tant pis. Qu'est-ce qu'on compte raconter, de quelle manière, sous quel format, pour quel public. Quelles sont les inspirations, les univers proches, le visuel choisi, le sous-texte, les trucs qu'on aimerait faire passer, le cahier des charge graphique. En quoi c'est novateur, génial, vendeur, intéressant, drôle, etc... 

Une page suffit, n'en faites pas des caisses.

  • Synopsis du tome 1
Le même que pour le dessinateur, en moins détaillé et plus impersonnel. Contentez vous des scènes successives, ne rajoutez pas les états d'âmes de votre princesse en exil. Généralement, le synopsis pour le dessinateur me prend trois pages, et celui-ci, une maximum.

  • Personnages + Chara design
Là aussi, faite succinct : une maigre description du personnage et de son état d'esprit accompagnée du chara design sur lequel vous êtes tombé d'accord, pour illustrer. C'est la première marche de la collaboration que vous comptez présenter, et ça sert de transition à la suivante. 



Voici par exemple la première fiche perso de Coline, personnage du Soufflevent. 

On notera que le côté calme de l'héroïne est passé à la trappe quelque part pendant l'écriture du scénario... et que, sur les 3 illustrations, son physique a évolué au cours du temps. 

  • Planches
Quatre-cinq, toujours successives, dialoguées, et cleanées. Avec au moins une en colo, c'est le top. Généralement, on prend le début de l'album. On peut ne pas le faire, pour préférer une scène plus active, mais attention, c'est un piège. Comme dans l'édition de roman, les éditeurs aiment voir comment ça commence. Ils savent qu'un lecteur qui achète est un lecteur qui a commencé par le début, même s'il a feuilleté le reste. Il lit les premières pages, pas au milieu.

  • Concepts
Une fois l'éditeur harponné par la grande qualité de vos planches, balancez des concepts pour qu'il ait l'eau à la bouche. Une illustration chiadée, des décors, une scène d'action... quelques petits trucs pour montrer ce que ça va donner, en vrai.

  • Conclusion
Bilan de la bestiole et projection sur l'avenir (nombre de tomes, rythme de parution si vous en avez une idée) Salutations d'usage, on reprécise les coordonnées au cas où, et hop, dans la boîte. 



L'éditeur ravi à la réception de votre dossier
Suggestion de présentation


Voilà en gros comment ça se passe, dans mon cas. Encore une fois, je ne prétends pas donner des leçons à qui que ce soit. 

Une chose est sûre, par contre: quel que soit votre projet, pour que votre client déguste au mieux votre plat, il n'a pas besoin de voir ce qui se passe en cuisine, et encore moins de voir comment vous avez tué la vache qu'il a dans son assiette. Ne lui envoyez rien d'indigeste, de difficile à lire, de barbant comme la mort, de long comme un jour sans le net, mais que du plaisant, du beau, du qui pétille. Il faut que ça soit simple d'accès. 

Parce que même si ce que vous avez fait est génial, si c'est imbitable, dites vous bien qu'il préférera un truc aussi génial ET en plus accessible. 

Vous prétendez bosser pour un média de communication. Votre dossier est la première preuve que vous pouvez attirer l’œil et l'attention. Ne l'oubliez pas, et ne méprisez pas vos lecteurs en vous disant que "s'il ne lit pas, c'est un naze". C'est peut-être juste que c'est pas présenté comme ça aurait pu l'être, alors faites de votre mieux, et surtout, prenez votre temps et croyez en vous.  


A bientôt

Andoryss







vendredi 22 juillet 2016

Les Enfants d'Evernight : La promesse de Camille sort le 17 août! - Juillet (2)

Bonjour à tous!

Le troisième et dernier volume de la saga Les Enfants d'Evernight sortira chez Castelmore le 17 août. C'est ma troisième publication de l'année, et la fin de ma toute première série, puisqu'en BD comme en roman, ce sont les aventures de Camille qui ont en tout premier trouvé le chemin des librairies. Je ne vais pas céder à la nostalgie, parce que je l'ai déjà fait ici, mais le pincement au cœur est toujours là, sous la fine couche d’excitation qui accompagne toujours la sortie d'un bouquin. 



La couverture du tome 3 !


Pitch: 

Rien ne va plus à Evernight : les enfants se sont enfuis de l'orphelinat et l'Autorité retient le Maître du Temps prisonnier dans son palais. Camille pensait emprunter la tour de l'horloge pour rentrer chez elle, mais North et Maximilien ont d'autres projets pour elle, et bientôt la jeune Anglaise se retrouve au cœur d'un complot dont elle pourrait bien être la clé. 

Avec le terrible Mac Claw à leurs trousses, les enfants vont devoir se mesurer à leurs pires cauchemars et tout risquer pour affronter l'Autorité, car c'est à ce prix seulement que la paix pourra revenir de l'autre côté de la nuit...




Peter Pan, Walt Disney. 
Le roman de J.M Barrie était une grosse soruce d'inspiration, 
et ça se verra encore dans le volume 3


Dans ce nouvel opus, vous trouverez la grande Horloge, des escargots sous la neige, une grenouille qui fume la pipe, Appolo 13, quelques oiseaux de malheurs et une toute petite aiguille. 

En attendant septembre, où on fêtera mes 5 ans de publications et où on parlera des inspirations de cette série, j'espère qu'en découvrant la fin de cette histoire vous passerez un bon moment de lecture. Merci à tout ceux qui ont patienté pour avoir -enfin- la fin.

C'est l'été, donc je vais être moins présente, mais je vous retrouve en août. 

A très bientôt!

Andoryss