samedi 23 juin 2018

Revue de presse - Le Passageur - Juin (1)

Bonjour à tous!

Il y a un peu plus d'un mois sortait le Passageur aux éditions Lynks. C'est la fin de l'année scolaire et comme toutes les fins d'années scolaire, je suis charrette, mais j'ai vu passer tant de belles chroniques que je ne peux pas résister à vous faire une petite revue de presse! Comme je le disais la dernière fois pour la revue de presse de l'Architective , ce sont ces critiques qui, lors des phases de doutes, nourrissent l'auteur et l'encouragent. Alors en un mot: MERCI! 



Hell yeah! 

Donc sans plus attendre, une nouvelle revue de presse

Le Passageur - Le coq et l'enfant

Sortie le 16.05.2018 - 


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Sur Livraddict - la page Livraddict du roman




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Le chaleureux accueil qui a été réservé au premier tome des aventures de Matéo me fait vraiment chaud au cœur, et ça donne de la motivation pour la suite. Je mettrais à jour la liste des chroniques au fur et à mesure, mais d'ores et déjà, un immense merci pour vos avis enthousiastes!


Je ne vais pas tarder à commencer les étapes de recherches et de travail pour le volume 2, je viendrai semer des indices sur Instagram et sur le blog en cours de route. Stay Tuned!

A très vite

Andoryss






dimanche 20 mai 2018

Post-it Party ! - Mai (1)

Bonjour à tous!

Comme vous le savez, le mois d'avril a été pour moi l'occasion de dépoussiérer un vieux manuscrit que je veux réécrire depuis pfioulala, au moins tout ça. J'ai tenté un CampNano dessus, et ai rencontré quelques galères d'écriture en cours de route. On va donc parler des blocages, et de comment passer outre. 


Fonctionne avec phrase, paragraphe, chapitre, etc...


Donc, que s'est-il passé en avril? 

Je connais mon histoire. Je l'ai déjà écrite. Pourtant, elle ne me satisfaisait déjà pas au moment de l'achèvement: des trous ici, des longueurs là, c'est comme un premier patron avec des bouts de tissus inutiles ici ou manquants ailleurs. Je finis, je relis, j'aime, mais je SAIS que je peux faire mieux. Et donc, je ne peux pas faire comme si je ne le voyais pas. 

 Lorsque j'ai repris le manuscrit, j'ai notamment décidé de changer le début (où se trouvait un saut de temporalité que je n'aimais pas du tout, parce que je HAIS les sauts de temporalité) et de changer également la narration (de la première vers la troisième personne). Forte du fait que je sais où je vais et ce que je veux, je me lance. Et ça capote. 




Ceci n'est pas la solution.


Je ne trouve pas la voix, ni la voie, je suis frustrée et impatiente. Certaines scènes qui apparaissent me plaisent, mais je reviens dessus, pinaille, essaie d’enchaîner, reviens à nouveau, change tout... bref, je m'épuise, je perds du temps, j'écris cinq fois le chapitre 1, j'hésite, et je reviens à la case départ.

Après une bonne grosse semaine à jouer à ça, j'ai décidé de changer de tactique, et c'est là qu'intervient la Post-it Party. Tant pis pour le Nano, je décide de faire de la structure. Ce n'est pas la première fois que je joue à ça, mais c'est la première fois que je tente de l'expliquer... Donc go!



Etape 1: Le matériel

Quand je veux faire un debriefing Post-it, je commence par réunir tous les post-it dont je dispose, de préférence de plusieurs couleurs. J'ai toujours un stock prévu pour ça. Ensuite, des stylos de couleur aussi, un crayon de papier, et les documents qui pourraient m'être utile (ici, la carte du monde).

Le but n'est PAS de découper le roman d'une traite. Je commence simplement, en écrivant une scène par post-it, pas forcément dans l'ordre d’occurrence, mais dans l'ordre des scènes-que-j'aime. Les scènes vraiment forte, celles qui changent le cours de l'histoire, sont sur des post-it d'une couleur précise. Les scènes informelle d'une autre, et je rajoute des annotations sur les informations reçues, les personnages, ou des trucs qui me semblent utile. Quand j'ai mis à plat toutes les scènes fortes que je veux voir dans mon roman... ben je les remets dans l'ordre. Jusqu'ici, tout va bien.


Etape 2: Organiser


L'organisation permet déjà d'y voir plus clair. Quels sont les étapes suivies? Y a-t-il des "trous" dans mon histoire, et si oui, quand? Comment s'enchaînent les scènes dites "fortes"? Comment circule mon personnage, dans l'univers, et le passage d'un endroit à l'autre est-il logique? C'est la phase de réflexion aussi. Certaines scènes vont changer de place, à cause de cette fameuse sacro-sainte logique, et d'autres, changer de structure, et de but. Mais la substantifique moelle est là. ce qu'il manque, c'est la densité de l'os autour. 

On passe alors à l'étape 3: le remplissage. Le but était que cette fois-ci, sur les post-its supplémentaire, je rajoute les liaisons, et je fais en sorte que d'une scène forte à l'autre, la tension ne retombe pas. Révélations, courses-poursuites, enjeux, le mot clé est CONFLIT et on en met partout. 



Etape 3: Densifier



Cette étape peut durer longtemps. Je n'arrête de changer mes post-its de place et de les réagencer que quand je suis satisfaite: c'est à dire quand je n'ai plus de temps morts dans mes arcs, quand la succession des événements et les actions des personnages sont logiques, quand les scènes s'enchaînent pile-poile. Non, je ne laisse aucun jeu dans cette construction. Pourquoi? Et bien parce qu'il y aura toujours bien assez de gras qui se rajoutera à la rédaction. 

Une fois cette dernière étape réalisée, je reprends mon document et j'écris le synopsis complet selon le nouvel agencement de la bestiole. Chez moi, c'est sous forme de tableau, mais chacun fait comme il veut. Et voilà, vous avez fini! 

Note: si à cette étape vous n'êtes pas COMPLETEMENT satisfait, ce n'est pas normal. Cet exercice a pour but de reprendre toute la structure d'un récit pour n'en garder que l'essentiel. Si vous avez du mou, ou que les scènes ne s’enchaînent pas assez bien à votre goût, c'est que vous n'avez pas terminé. Et oui, ça peut prendre longtemps. 



Mais ça en vaut la peine


Et parmi les avantages directs de cette méthode, il y a justement la perceptions immédiate des lacunes de l'histoire. Si les motivations de vos personnages ont des blancs, si les déplacements n'ont pas de raisons d'être, si les actes des uns et des autres sont en conflit avec leurs intérêts directs, ça va vous sauter aux yeux. Comme il ne reste que l'essentiel et que vous l'avez agencé par scène importantes, sans vous préoccuper du style, le passage d'un post-it à l'autre doit être naturel: s'il ne l'est pas, vous le verrez tout de suite. Si un perso fait un truc complètement à côté de la plaque aussi. Et il en va de même pour tout le reste.

Ainsi, vous aurez aussi une vision claire du récit. Si vous avez trop peu de scènes fortes, le ventre-mou de votre histoire sera évident également. Si vous avec des enchaînements trop rapide ou trop lents, ce sera la même chose. C'est, là encore, l'un des principaux avantage de cette méthode. 

Enfin, vous allez vous remotiver. Tout simplement parce que c'est un jeu de construction, donc vous allez y arriver, même si ça prend du temps. Et à la fin, l'histoire sera tellement bien sur les post-its, que l'écrire sera une évidence, une envie pressante. Et là où vous rencontriez un blocage, vous l'aurez changé en motivation.


Voilà!
J'espère que ce billet aura répondu aux questions que vous vous posiez suite à mes élucubrations sur Instagram.  N'hésitez pas à réagir ! 

A bientôt.


Andoryss





mercredi 18 avril 2018

Le Passageur, c'est le 3 mai ! - Avril (2)

Bonjour à tous!

Elle est enfin sortie, et je sais que vous l'attendiez avec impatience: voici la couverture du Passageur! Réalisée par le talentueux Patrick Imbert, je trouve personnellement qu'elle rend très bien l'ambiance un peu sombre et triste du roman. Mais promis, hein, ça ne fait pas pleurer dans les chaumières. Enfin, pas trop. Il y aura de l’aventure, des doutes, des flammes, et quelques fantômes pour faire bonne mesure. 


Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu'à ce qu'elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c'est qu'il hériterait de son pouvoir. Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s'en libérer, Matéo n'a d'autre choix que de rejoindre l'âme dans son époque d'origine afin d'y apaiser sa mort. Mais alors qu'il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile...




Oui, c'est un tome 1, mais il se tient tout seul, promis. 



Et voilà... ça fait toujours un petit quelque chose quand le roman sort, mais là je suis encore dans l’exaltation post-release de couv', et je dois encore attendre! J'ai hâte de l'avoir entre les mains, et j'espère que ce roman vous plaira.

Et en sus, vous prendrez bien une petite bande annonce? 








Rhalala. J'AI HÂTE.


A très vite!

Andoryss




lundi 9 avril 2018

CampNano#1 - Un goût de Sang - Avril (1)

Bonjour à tous!


Avant de me mettre au travail, je reviens vers vous pour une petite note sur les frustrations de l'auteur, et le besoin de les dépasser. 

Depuis que j'ai terminé d'écrire Passageur pour Lynks dans une frénésie totale de réécriture et avec deux mois de retard, je me sens un peu "sèche". J'ai tenté de reprendre Odyssée, en vain. Ce n'est pas ce que j'ai envie d'écrire pour le moment, et les mots ne viennent pas, le ton ne va pas, et la frustration commence. Après quelques semaines d'errance et de coqueluche, j'ai décidé de lâcher ce projet pour en choisir un autre, qui puisse me venir plus facilement. Je me suis tournée de nouveau sur mon projet de mafia, et de façon très surprenante, ce fut aussi un échec. Le relire m'a conforté dans l'idée que je devais reprendre celui là quand je serais prête à tout reprendre dans la foulée, et en l'occurrence, pas maintenant, quand je fais justement face au découragement post-accouchement de bouquin. 

Sur un coup de tête, j'ai donc décidé de m'attaquer au CampNano d'avril, pour me remettre en jambes, et retrouver un rythme, une envie, un univers. Comme je n'avais rien préparé, j'ai choisi de revenir sur un grand roman de fantasy que j'avais fini quelque part en 2007, je crois et dont je n'ai rien fait depuis. Il était temps de remédier à ça. 

Le Sang des Dragons avait été relié après correction en 2009. Un million quatre cent milles signes de Fantasy , sans nains, sans elfes, sans dragons, et avec un titre affreux que je n'ai jamais réussi à remplacer. 




Trois gros volumes. 
Je n'avais encore jamais écrit une histoire complète aussi longue, à l'époque.


Quand j'ai écrit le Sang, je ne savais pas vraiment où j'allais. J'avais des scènes, un propos, un personnage, des idées... et bien évidemment, quand j'ai terminé le bouquin, je me suis rendu compte que je n'avais pas du tout écrit le livre que je pensais. Comme tous les premiers jets, le Sang souffrait de certains facilités scénaristiques, de plots holes ponctuels, d'un ventre mou interminable, et les bonnes idées se trouvaient un peu noyées dans l'ensemble. 

Ceci dit, le bouquin n'était pas mauvais: après correction, il avait été accepté par une maison d'édition débutante à l'époque mais qui depuis a fait ses preuves. Malheureusement, suite à des avis divers et variés, je n'avais pas signé et réussi à me froisser avec des gens que je respectais beaucoup, pour avoir suivi des conseils de gens qui ne méritaient sans doute pas autant de crédit. J'étais naïve et débutante, c'était mon premier contrat, et j'ai fait une erreur. Tant pis pour moi. Nous en faisons tous. 

Mais le fait est que ces déboires ont sans doute contribué à laisser le Sang tomber dans l'oubli de ma mémoire, par honte, par regret, et aussi parce que les autres projets pros ont pris les devants. Mais depuis quelques temps, l'envie de ressortir le bébé est montée à la surface, et le CampNano a été le déclencheur. C'est donc parti pour une réécriture d'un million quatre qui, si je ne me trompe pas sur mes habitudes, risque de maigrir un grand coup au passage.





Et en même temps... 



Première semaines, déconvenues et prises de marques. 

Etat des lieux: 8783 mots, un peu plus de 6000 de retard. 
Titre affreux numéro 2: L'oeil et le sang. 

La première semaine a été éprouvante et décevante. J'ai retrouvé les personnages avec plaisir, et ils n'ont pas assez changé pour que je ne sois pas à l’aise avec eux, non. Mais par contre, comme j'ai décidé de réécrire toute l'entame, et que mon début est radicalement différent de l'ancien, je rame. Une semaine, trois chapitres un, deux chapitres deux, et un prologue dont je ne suis pas satisfaite. Je sais qu'il faut que je dépasse ce patinage au démarrage, mais il fait échos aux doutes qui m'ont conduit à effectuer ce Nano, et l'envie est forte de laisser tomber. La petite voix est de retour: c'est nul, c'est vain. 

Et alors? 

Alors, pour la combattre, je ne connais qu'une seule réplique fatale: "OUI, mais j'ai envie". 



GREU !


Cela suffit généralement à me remettre en selle avec un coup de pied au derrière en prime. J'ai envie de réécrire ce roman. J'ai envie qu'il soit autre chose qu'un pavé dans mes archives. J'ai envie qu'il soit une belle histoire, que j'en sois fière, et qu'il ne soit pas ce brouillon inachevé. Donc, je me remets au travail.

Les phases de doutes, tout le monde en a. Qu'on ait publié avant ne change rien, qu'on ait la sensation de ne pas être reconnu à sa hauteur, ou au contraire qu'on souffre du syndrome de l'imposteur, nous les rencontrons tous. Si quelqu'un me dit "non, moi pas", je lui réponds "tant mieux". Mais pour ce que j'en ai lu, pour ce qu'en disent les maîtres en la matière (coucou, Ira Glass!), ces phases de doutes sont normale. Lorsqu'elles arrivent, souvenez-vous que vous faites ça parce que vous en avez envie. 

Et si vous n'en avez pas envie, ne le faites pas. La vie est trop courte pour ne pas faire que des choses que vous aimez, et pour ne pas être heureux.

Bon courage à tous pour ce Nano!

Andoryss








dimanche 11 mars 2018

Playlist d'écriture - Mars (1)

Bonsoir à tous!


Je sais que j'avais promis une note sur la création d'univers, mais ça ne sera pas pour ce soir... C'est un article qui va me demander un peu de temps, et en ce moment, avec la fin des correction du Passageur (à sortir aux Editions Lynks au mois de mai), je n'en ai pas eu beaucoup (de temps). 

Du coup, voici un tout petit article sur les playlist d’écriture. Enfin, mes playlists d'écriture, parce qu'on est un peu tous différents sur le sujet. 




Déjà, tout le monde n'arrive pas à écrire en musique. 
Chacun fait comme il le sens!


Je connais des potes auteurs et autrices qui sont incapables d'écrire en musique. Il leur faut le silence, ou les discussion de fond d'un bar bondé, ou le bourdonnement agréable d'une bibliothèque, qu'importe: surtout, pas de musique. 

Ce n'est pas mon cas. 

Depuis toujours, j'écris avec un casque et le fond musical qui va bien, surtout  destiné à mettre mon cerveau dans un état adéquat. Cependant, je ne peux pas non plus m'envoyer n'importe quoi pour écrire n'importe quel texte. Ce n'est pas comme ça que ça marche, ou en tout cas, pas pour moi. 

L'ami Lionel Davoust m'avait conseillé Focus@will pour travailler. J'ai essayé, mais sans succès.

Sur les bruits générés par le bouzing, mon cerveau reste en éveil, attentif, et me détourne du coup de mon travail, ce qui est le contraire du but recherché. A priori, Focus fonctionne pour beaucoup de gens, mais pas dans mon ressenti personnel. Vous trouverez tous les détails de la bestiole ici, dans le très bon article de Lionel, si d'aventure ça vous intéresse




Et parce qu'on parle de Lionel, vous gagnez une photo d'épaulard gratuite.



Donc, de la musique. Oui, mais pas n'importe quoi.

Le choix de ce que j'envoie dans les cages à miel est une étape importante du processus d'écriture chez moi et réserve parfois autant de surprise que l'écriture elle-même. Il m'arrive de changer de playlist en cours de roman, ou au contraire, d'en additionner, ou encore de tourner sur un seul morceau en boucle, mais la musique est l'un de mes instruments d'écriture, au même titre que mon clavier.

Très souvent, je dois connaître au préalable la musique que je prétends utiliser: si jamais les morceaux sont complètements nouveaux, le risque est de mettre mon cerveau en mode "contemplatif" au lieu de "en immersion". Et si le cerveau écoute la musique, il n'est pas en train de tricoter mon histoire pour moi. 

Ma musique doit être la bande son du film quand celle-ci se fait si discrète qu'on l'oublie, mais qu'elle porte les image. Elle doit être aussi évanescente, aussi facile à oublier. Le cerveau la connaît et la retrouve, comme une vieille amie. 

Et si tout va bien, si le mariage est réussi, au bout d'un moment, mettre la bande son en route suffit à déclencher le processus d'immersion et à me plonger dans cet état second où je ne l'entends plus, et où j'écris. 



Ne cherchez pas, c'est l'association musique + immersion
Vous voyez qu'il faut que je contrôle mon cerveau...
Si vous avez "Sous l'océan" dans la tête, je décline toute responsabilité. 


Ainsi, j'utilise principalement des bandes originales pour mon écriture. A une grosse exception près, toutes mes playlist d'écriture sont dépourvue de paroles, et sont des OST (original soundtracks) de films ou de jeux vidéos. Je travaille beaucoup avec des choses contemplatives, pour ne pas réveiller le cerveau pendant sa transe, et pour le côte "immersion". Mais comme des exemples parlent mieux...


Pour l'Architective, par exemple, deux OST se sont partagés l'écriture du roman. 

J'ai commencé avec Le Village de James Newton Howard. Le Village est une antichambre s'écriture, très utile pour démarrer, il me permet assez souvent de finir sur une OST plus raccord.






Et cette fois, ça n'a pas manqué:  je suis passé sur The Foutain, de Clint Mansell qui m'avait déjà plus que servi au cours de l'écriture du Cercle, le comics écrit pour Delcourt, et j'ai alterné entre les deux tout au long de l'écriture du roman, selon les moments et l'envie. 








Pour Passageur, qui sortira au mois de mai aux Editions Lynks, j'ai lancé la machine avec Ederlezi au cours de la réflexion, prise de note, découpage et synopsis. J'avais besoin de quelque chose de marqué, qui puisse générer une ambiance très forte. Ce morceau l'a permis.  






Puis pour l'écriture pure, j'ai fait tout le roman sur What remains of Edith Finch, OST d'un jeux vidéo contemplatif et décalé, qui était cette fois-ci donc sans paroles, et dont l'ambiance se prêtait extrêmement bien à celle du roman




Un troisième exemple?  Je vais relancer demain l'écriture d'Odyssée, mon projet jeunesse animalier, et pour celui-là, ma playlist est déjà sélectionnée depuis une éternité: il s'agit d'une compilation des morceaux contemplatifs de Skyrim, parfaits pour ce que je suis en train d'écrire. 






Bien sûr, il m'arrive de me tromper au moment de choisir ma musique, mais c'est comme choisir la bonne paire de chaussure pour une randonnée: si ça ne colle pas, on le sait dès les premiers kilomètres. Et dans ce cas là, je repars en chasse et essaie de trouver un truc qui colle davantage. 


Je ne suis pas obligée de choisir des OST de films ou de jeux auxquels j'ai joué: l'essentiel est que je les aies déjà écouté, ou entendu. Par exemple, j'écoute abondamment l'OST de Journey, un jeux vidéo culte que lequel je n'ai jamais mis les pieds. mais si un jour je dois me servir des morceaux de ce jeu, ce sera possible.

Je goûte donc beaucoup de musique au quotidien, pour ne pas hésiter à tester des choses quand je suis à la recherche d'une compagne d'écriture. Je suis assez adepte du défilé sur YouTube, qui me permet de découvrir de nouveaux morceaux et d'en récupérer les liens, pour plus tard. Une fois qu'un morceau se révèle être le bon, un simple "Lire en boucle" suffit à mon bonheur.

Souvent, je sais un peu ce que je cherche, parce que les ambiance musicales sont importantes et qu'on ne prend pas n'importe quoi. Je n'écrirai pas de la SF sur la BO du Seigneur des Anneaux, et d'une manière générale, je déconseille de choisir une OST de grosse fantasy épique pour écrire autre chose qu'une grosse fantasy épique. 





Oui, voilà, par exemple




Voilà! Pour moi, cette étape de recherche de la bonne musique fait partie de mon rituel d'autrice. Avant de lancer un nouveau projet, avant d'écrire le premier mot, je pars chasser la bande son du roman qui n'a pas encore été écrit.


Je vous mettrai systématiquement un extrait de bande son pour les futurs projets.

Bonne soirée!

Andoryss









vendredi 26 janvier 2018

"Mais d'où vient l'inspiration?" - Article 2: Le Passageur - Janvier (4)

Bonjour à tous!


Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce qui avait motivé l'article 1 des MOVI ("Mais d'où vient l'inspiration?") et sinon, vous le trouverez ici.  Il ressortait que l'arrivée de l'inspiration représentait l'étape cruciale aux yeux des lecteurs alors qu'elle n'est pour moi que l'étincelle à l'origine de mon feu de cheminée. Ceci dit, comme c'est aussi très intéressant de remonter aux sources d'un projet pour en percevoir toutes les racines, je m'étais dit que j'en ferais plusieurs ( des MOVI, pas des feux de cheminée)

Or donc, en décembre, j'ai terminé et rendu Le Passageur, mon prochain roman à paraître aux éditions Lynks.  Maintenant, c'est l'étape des corrections, mais bientôt, il sera libre et dehors, entre vos mains, en mai. Comme c'est presque le jumeau maléfique de L'Architective, que j'avais traité dans le premier article, ça me semble normal qu'il fasse l'objet du second. Et puis, c'est l'heure d'un teaser, avec le roman qui sort dans quatre mois...


Alors voyons: d'où vient l'inspiration?




Calvin et Hobbes, toujours pertinent
(By Bill Watterson)



Mais pour que vous puissiez suivre un peu l'inspiration de ce roman, il faudrait que je vous explique en gros de quoi ça parle, alors... 

Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu'à ce qu'elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c'est qu'il hériterait de son pouvoir. Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s'en libérer, Matéo n'a d'autre choix que de rejoindre l'âme dans son époque d'origine afin d'y apaiser sa mort. Mais alors qu'il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile... 



Paris incendié, mais 1871



Etape 1: D'une histoire à l'autre

La genèse de Passageur a commencé pendant l'écriture de l'Architective. Ce n'est pas pour rien que j'appelle ce roman le jumeau maléfique, et que dans ma tête, Armand et Matéo évoluent dans le même univers, parfois à quelques kilomètres l'un de l'autre. Lors de l'affrontement final de l'Architective, Armand se rend compte que le pouvoir de son amie Malaurie, pythie de son état, fonctionne sur le même principe que le sien: une distorsion de l'espace, du temps, et l'arrivée dans un espèce d'entre-deux onirique où tous les temps sont réunis en un endroit donné pour cet endroit. Armand le perçoit de façon fantasmagorique, mais l'essentiel était là.



Yeah, Stuff



En écrivant ce passage, je me suis dit que si c'était le cas, alors c'était aussi par là que passaient les fantômes. Et un début d'idée a décidé de germer à ce moment-là. La première étape fut donc une auto-inspiration en cours d'écriture.



Etape 2: Charon et les gens du voyage

Aussi, quand quelques mois plus tard il s'est avéré qu'il n'y aurait pas de suite à l'Architective (alors que j'avais prévu un volume deux avec, justement, un fantôme), j'ai repensé à l'idée que j'avais eu et j'ai commencé à y réfléchir. Et parce que Malaurie est une pythie, sans doute, la mythologie grecque est venue s'en mêler. Il existe quelqu'un qui sépare le monde des vivants et celui des mort, quelqu'un qui est responsable du passage, et cette personne, c'est Charon, le batelier. Comme le pouvoir de la pythie avait atteint Malaurie, j'inventais alors un pouvoir semblable, celui de guider les morts, qui se transmettrais de génération en génération.



Charon dans ses offices


C'est de cette façon que le pouvoir du Passageur est né. Ou plutôt devrais-je dire le pouvoir de la Passageuse, car les portes entre la vie et la mort sont, dans mon histoire, uniquement des femmes. Pour savoir pour quelle raison Matéo a été choisi, il faudra lire le livre...




Etape 3: Les gens du voyage et le coq

J'ai alors souhaité deux choses pour mon personnage: une communauté très soudée, qui serait au courant de son pouvoir, et un monde extérieur hostile, comme s'il était capable de percevoir la dangerosité de ses capacités. C'est de cette façon que je me suis penchée sur les gens du voyage, d'abord parce que le nom était évocateur, et ensuite, parce que leur culture est très riche en ce qui concerne le respect des morts et toutes les formes que les défunts peuvent prendre lorsqu'ils ne trouvent pas le chemin du repos. 




J'ai beaucoup écrit sur fond de musique Rom. 
Mais un jour je ferai un article sur mes playlist d'écriture



Dans mes recherches, j'ai trouvé une foule de mots romani pour évoquer des dizaines de formes de spectres différents, ceux des enfants, ceux des gens morts d'empoisonnements, un mot pour le vomi de fantôme (!) et notamment un autre, le Trushal odji, pour les "âmes affamées". Lorsque j'ai trouvé ce mot-là, j'ai su que je tenais la bonne communauté. Et quand plus tard j'ai trouvé des informations sur le coq, l'animal qui pour les gens du voyage est "le porteur de lumière qui chasse le mulo*", j'avais tout ce qu'il me fallait.

*mulo = fantôme




Etape 4: La llorona

La légende mexicaine de la Llorona est très connue, mais pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parler, il s'agit en gros d'un fantôme de femme qui pleure, la nuit, dans les rues de la ville, avant de disparaître dans le lac. Ceux qui vont lui parler en meurent, le plus souvent. Des déformations de cette légende originales ont rendu la llorona plus agressive: lorsqu'on entend les pleurs, elle se rapproche peu à peu, et si elle vous rejoint, vous mourrez. C'est du très classique qui a notamment été utilisé dans Les Cartographes de S.E.Grove.  






J'ai donc utilisé cette légende de la llorona, pour la fusionner avec le trushal odji, et les pleurs se sont entremêlée avec les âmes affamées, dévorant les autres fantômes, étirant le voile, déchirant l'espace et le temps dans leur détresse. Il ne me restait plus qu'à envoyer mon héros les affronter, et voilà. 



Conclusion. 

Pour ce roman, les ingrédients ont été les suivants: l'imagination débridée que l'on libère lors de l'écriture, associée à une bonne dose de culture mythologique, populaire et télévisuelle, un soupçon de convergences qui font monter la mayonnaise, et une bonne grosse dose de recherches pour le glaçage. Et encore! Je ne vous ai pas parlé des recherches que j'ai fait pour toute l'époque de la Commune de Paris: comme elles ne concernent que le volume 1, elles sont moins pertinentes ici.

Moralité, pour écrire des romans, il faut aimer l'éclectisme et la mayonnaise. 

J'espère que ça vous aura donné envie de lire le Passageur! Rendez-vous en mai! 


A très bientôt



Andoryss


















dimanche 14 janvier 2018

Bullet journal 2018 - Janvier (3)

Bonjour à tous!

Comme ça n'aura pas échappé à ceux d'entre vous qui me suivent régulièrement, je suis une adepte des to-do-list et des tâches à cocher quand on a fini. J'aime aussi prendre des notes, tenir un carnet de gratitude, gérer mon agenda au mois, à la semaine ET à la journée, bref, j'étais une cliente idéale pour le bullet journal. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, vous pouvez aller voir ici. 






Comme vous le devinez, le Bujo est beaucoup plus carré chez moi que dans les versions que l'on peut trouver ailleurs.C'est surtout à mes yeux un agenda amélioré qui correspond exactement à mes besoins et dans lequel je peux planifier mes tâches. Mais il existe quantité de Bujo différents. A chacun ses attentes et son fonctionnement. 

L'an passé, lorsque j'étais à Amsterdam et que j'avais mis mes fonctions d'enseignante entre parenthèse, j'ai commencé l'aventure du Bujo dans un carnet prévu à cet effet et, pendant quatre mois, j'ai expérimenté jusqu'à trouver la formule qui me convenait et à créer la mise en page faite pour moi. Je vous montre quelques images ci-dessous, mais en gros, j'ai organisé mon planning en mois, semaines et journées comme je l'entendais, et j'ai rajouté des pages qui me correspondait aussi à intervalles régulier: les gratitudes, les objectifs du mois, les bilans de fin de mois, et toutes ces sortes de choses. 






Oui, c'est beau, c'est classe, 
mais dans la pratique, trop chronophage pour moi



Malheureusement, lorsque j'ai repris l'enseignement en septembre, le Bujo a été à l'abandon. Pourquoi? Eh bien par manque de temps. 

Je n'avais plus le temps en fin de semaine de faire mes tableaux de la semaine suivante, ou même de les remplir au quotidien. Je n'avais plus le temps de faire mes tableaux du mois, mes calendrier, et mes listes. Plusieurs fois je me suis dis que c'était toute cette mise en page à faire régulièrement qui me saoulait, parce que l'outil en tant que tel, quand j'ai cessé de l'utiliser, m'a manqué cruellement. 

J'ai commencé à fantasmer de réaliser mon propre Bujo, mais en version imprimé, avec mes tableaux à moi et mon fonctionnement. Je sais qu'un Bujo imprimé, c'est une hérésie, mais je ne ressentais à la fois aucun besoin de "présenter" mes pages moi-même (si ce n'est la satisfaction esthétique, qui était inversement proportionnelle à mon efficacité), et un furieux désir de les remplir, par contre, comme je l'entendais et à la main. Un agenda papier sur mesure, en somme. Et le premier janvier, j'ai sauté le pas. 

Voici le résultat. 






Et voilà! C'est moins joli, moins classe, 
mais infiniment moins chronophage



Concrètement? Je suis auteur. Je sais produire un document et le mettre en page; c'est donc exactement ce que j'ai fait. 

Réalisation: J'en ai eu pour deux heures de création/mise en page, puis j'ai passé le tout en PDF, j'ai été me choisir un site d'impression/reliure sur le net, et trois jours plus tard, j'avais l'objet. Il m'a coûté 16 euros, frais d'envoi inclus. 

Produit: Il y a une intense satisfaction à trouver enfin un truc organisé comme dans ma tête. Si au cours du temps, je m'aperçois qu'il manque des trucs, je les rajouterai l'an prochain. Pas de stress. 

Finition: Comme je ne sais pas encore si l'objet va me tenir à l'usage (il est designé pour une année complète), j'ai préféré ne pas mettre des cents et des milles dans le prix, ce qui donne un objet qui ressemble à un mini cahier à spirale, avec un papier un peu fin à mon goût. Néanmoins si l'objet se révèle aussi satisfaisant dans la durée qu'il l'est pour l'heure, l'an prochain, je me craque et je prend une couverture rigide, un papier épais et une impression couleur. 

Conclusion: Pour l'heure je suis très satisfaite. Je ne regrette ni mes deux heures ni mon investissement, et pouvoir planifier des rendez-vous et des tâches sur l'année est très cool, surtout quand il s'agit de rendez-vous médicaux pour dans huit mois. T__T
Je pense que si ça marche, je prendrai même plus de deux heures l'an prochain, pour augmenter l'esthétique.
Je pense que le fait de ne plus avoir à me soucier de mettre en page avant de remplir et de ne pas perdre de temps avec ça va m'amener à m'en servir régulièrement. Les deux premières semaines de janvier tendent vers cette direction: je l'emmène partout. 

Voilà! Je voulais partager ma petite expérience avec vous, parce que peut-être, parmi vous, il y a des gens qui, comme moi ont du mal avec les agendas classique et rêvent d'en trouver un à leur mesure. On peut tout rêver, comme carnet, et le passage à l'impression/reliure n'a jamais été aussi simple à l'ère d'internet. Je vous encourage donc à tenter l'aventure!

A bientôt pour un MOVI sur Passageur, suivi d'un DIY sur la genèse d'un univers.  

See ya!

Andoryss